Egalité professionnelle - Déclaration de la CGT Capgemini

mercredi 7 mars 2018
par  CGT CAPGEMINI
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Egalité professionnelle Déclaration de la CGT du 7 mars 2018

A la veille du 8 mars, journée de lutte pour les droits des femmes, nous avons tous, Syndicats et Direction du Groupe Capgemini, l’obligation de respecter la loi et donc de réaliser l’égalité professionnelle en signant un accord ambitieux.

Rappel de l’article L.2242-1 du code du travail :
[…] Une négociation sur l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes, portant notamment sur les mesures visant à supprimer les écarts de rémunération […]

Cette disposition implique une obligation de résultat. Le rapport d’expertise Sextant montre l’inefficacité des deux précédents accords de l’UES Capgemini, qui couvraient les années 2011 à 2017. Les résultats prouvent que les moyens étaient insuffisants. Reconduire les mêmes dispositions, retouchées à la marge, constituerait un déni de droit.
Maintenir une inégalité de salaire constitue une véritable violence faite aux femmes !

La direction serait-elle à court d’argument lorsque, pour justifier son échec, elle avance : « Une mobilité professionnelle plus importante des hommes provoquerait une hausse de leur rémunération. »

Et quand la CGT s’étonne, parce selon la loi du marché si chère à la direction, tous les salaires devraient être à la même hauteur, la direction répond « non, on rémunère les compétences ».
Est-ce à dire que les femmes seraient moins compétentes ?

Démission des femmes quand elles ont des rémunérations et/ou des positions hiérarchiques supérieures. La Direction n’apporte aucune explication sur ce point.

Le rapport Sextant montre que seulement 6 M€ seraient nécessaires à rétablir, l’égalité F/H.

La direction reconnait que 3 M€ sont parfaitement indentifiables, et donc une correction immédiate est possible.
La CGT demande que ce soit fait sans délai.

3 autres millions sont une estimation sur un ensemble de salariées pour lesquelles la grille de classification professionnelle utilisée n’est pas suffisamment détaillée. La Direction prétend que si la grille de lecture était adaptée, cette estimation pourrait être révisée à la baisse
Mais cette estimation pourrait tout autant être revue à la hausse.
Pour la CGT, l’incertitude quant aux corrections à apporter ne doit pas être un prétexte pour ne rien faire.

Les écarts de salaires et de positions hiérarchiques se creusent toujours avec l’âge et l’ancienneté et la direction ne donne pas d’explications. La direction semble vouloir contester l’expertise, mais n’apporte aucune preuve du contraire.

Les revendications portées par la CGT et exprimées lors de la seconde réunion de négociation ont l’ambition d’aboutir à une réelle égalité professionnelle.

Mais, l’objectif de la direction est-il le même ?
Nous sommes en droit de nous interroger sur la réelle volonté de réussite quand, en pleine réunion de négociation la Direction des Affaires Sociales déclare : « l’égalité, ça n’existe pas ! »

Un accord dont la visée ne serait pas l’atteinte de l’égalité professionnelle dans le groupe, en particulier au niveau salarial, serait contraire à la loi et aux valeurs éthiques prônées par Capgemini et nous ne saurions croire que certaines organisations syndicales se rendent complices d’une telle injustice en le cautionnant par leur signature.

Montreuil le 7 mars 2018


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