Astreintes chez Capgemini : Urgence et temps de repos

mardi 5 mars 2019
par  CGT CAPGEMINI
popularité : 3%

Le Code du travail (vous savez, ce truc archaïque qui ne sert qu’à restreindre les profits des entreprises) prévoit une période de 11h de repos consécutives entre deux journées de travail (et 35h de repos consécutives le week-end).

Dans le cadre des astreintes ce carcan est devenu insupportable pour les employeurs. Rendez vous compte, un salarié qui est réveillé une fois à minuit et une fois à 3h00, ne peut pas venir travailler avant 14h00, alors que franchement, il a eu toute la nuit (ou presque, ne chipotons pas) pour se reposer ...

Fort de ce constat incontestable, la direction de Capgemini a cherché dans les recoins du Code du travail une solution pour éviter que les salariés ne se reposent trop et elle l’a trouvée : l’urgence !

En cas d’urgence, il est effectivement possible de déroger au temps de repos et les conditions de récupération de ces temps de travail en astreinte sont suffisamment floues pour permettre toutes les interprétations. Seulement voilà, toute personne ayant réellement effectué des astreintes sait que bon nombre d’appels ne correspondent pas à une réelle situation d’urgence. Par exemple une sauvegarde qui échoue ne peut en aucun cas relever de l’urgence : l’application fournit toujours le service. Et les exemples de ce type sont légions dans nos métiers.

 Quel est donc réellement le but de la direction et pourquoi se donner autant de mal ?

Pour réduire les équipes bien entendu, en faisant en sorte que celui qui est d’astreinte puisse venir faire sa part de boulot le lendemain matin, au mépris total de son droit au repos, tout cela pour maximiser encore plus les profits. En 2017 (derniers chiffres disponibles), c’étaient 800 millions d’euros de bénéfices net dont 600 Millions dans la seule poche des actionnaires ! Ce n’est pas encore assez, ils en veulent plus, quitte à prendre des risques avec la santé des salariés.

Et puis au-delà de votre droit au repos bafoué, pensez aux conséquences en cas d’accident de trajet ou de travail, pendant ces heures où vous n’êtes pas censés être en activité professionnelle... Les assurances ne couvriront pas le risque sans preuve formelle de la demande explicite de votre hiérarchie de ne pas respecter votre droit au repos.

 Mais alors que faire ?

Faîtes nous remonter vos interventions en astreintes en indiquant celles qui ne relèvent pas de l’urgence, et vos heures de reprise du travail au lendemain. Nous nous ferons un plaisir de remonter ces informations à l’Inspection du travail afin de défendre vos droits à la considération et à des conditions de travail respectant votre santé.

Ecrivez nous à contact chez cgt-capgemini.fr


Commentaires

Agenda

<<

2019

 

<<

Mai

 

Aujourd'hui

LuMaMeJeVeSaDi
293012345
6789101112
13141516171819
20212223242526
272829303112
Aucun évènement à venir les 6 prochains mois

Brèves

13 février 2015 - CCE du 12 février 2015

Le premier Comité Central d’Entreprise de l’UES nouvellement reconfiguré s’est tenu le 12 février. (...)